D’entrée de jeu, le Bloc Québécois déplore que la société d’État, en voulant agir comme une entreprise privée, fait subir tout le poids de sa rationalisation sur les épaules des régions et de ses employés, allant ainsi à l’encontre du principe même d’un service postal universel et accessible à tous.
En effet, dans la dernière année, Postes Canada n’a cessé ses attaques contre le service postal public. Elle a fermé plusieurs bureaux de poste, réduit le service de livraison du courrier en région et retiré maintes boîtes aux lettres publiques, tout en diminuant le nombre de ses effectifs et en les obligeant à effectuer des heures supplémentaires.
En outre, sous le masque de sa modernisation, la société d’État pourrait une fois de plus s’en prendre aux conditions des travailleurs des postes ainsi qu’à la qualité du service postal public, particulièrement en milieu rural. Tant que le Protocole canadien du service postal restera imprécis en regard du maintien du moratoire sur les bureaux de poste en région, ces derniers continueront de fermer et l’avenir de ce service demeurera sombre.
Le gouvernement fédéral, quant à lui, ne fait qu’aggraver la situation par son comportement antidémocratique. En éliminant insidieusement le privilège exclusif de Postes Canada sur le courrier international de départ à travers le projet de loi de mise en œuvre du budget, il permet à des entreprises de réexpédition internationale de concurrencer avec la société d’État et lui fait ainsi perdre plus de 80 millions de dollars annuellement.
Bien entendu, le Bloc Québécois n’a cessé de manifester son opposition à une telle démarche. Il continuera de rejeter catégoriquement toute tentative de réduction, de fermeture ou de privatisation du service postal qui pourrait avoir des répercussions importantes sur le service postal de livraison tel que nous le connaissons actuellement.






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